L' Akène est un fruit sec, entier, dont la graine unique n'est pas soudée à son enveloppe mince et lignifiée ; un grelot, en somme... Contrairement aux gousses, l'akène ne s'ouvre pas pour se vider de son contenu : c'est un fruit qui reste clos (= INHIDESCENT). Parfois, comme la noisette, elle se fait dure au coeur tendre. Parfois, comme le pissenlit, elle se groupe en boule, elle aime la compagnie. Elle aime, comme les hélices de l'érable (qui sont des akènes à samarres), s'envoler pour essaimer ailleurs.
SLAMANTE JE SLAME C’EST BON POUR MOI PAS SLAMEUSE MAIS SLAMANTE SEULE EN SCÈNE C’EST PAS QUE J’M’LAMENTE J’MILITE POUR L’ÂME DES MOTS J’SCIE LA MORALE DU MÉLO LES KAPOS RÂLENT J’SUIS L’AMANTE DES MOTS LE TEMPS D’UN SLAM, JE SLALOME JE LIE LA MAILLE DES MOTS PAS SLAMEUSE MAIS SLAMANTE JE SLAME J’AMADOUE LE MIRAGE JE LAMINE LES RIMES JE M’ARRIME À MA PAGE JE RAME JE MIME L’ ÉMÉRITE JE PIMENTE MES VÉTILLES J’AMADOUE LA LITANIE LE PILLAGE DU JE L’ORPAILLAGE DU JE, JE, JE… JE SLAME C’EST BON POUR MOI PAS SLAMEUSE MAIS SLAMANTE L’AMIE DES MOTS QUI S’DÉFILENT ET JE RÂLE ÇA M’ÉTRILLE ET J’ME RAILLE J’AIME PAS MES LIMITES JE GOUAILLE MES LUBIES J’INHIBE MES PHOBIES ET JE SLAME C’N’EST PAS UN CRI C’EST BON POUR MOI PAS SLAMEUSE MAIS SLAMANTE JE M’ILLUMINE ET JE PASSE : SLAME !! C’EST BON POUR TOI.
Silhouette sentinelle au bord des mots Je me guette. Et me sais, Plus petite Que l’ombre que je projette.
Peindre, écrire. Peindre écrire. Avec du café, de la terre, de la cendre, du ciment... Peindre écrire j'ai pris le temps De couper les fils, d'aimer Outre­Océan, De semer l'akène, fruit indéhiscent à l'unique graine Peindre, écrire... Mais ce faisant, j'ai perdu le sens, j'ai vu pourrir nos sentiments Piégée dans un rôle, j'ai piétiné mon cerf­volant ; me suis enterrée de silence. Ne plus peindre, ne plus écrire SILENCE SILENCE Dans le trou retrouver souffle Forer le tunnel de secours, M'arracher ! Lâcher la bride, lâcher la haine, reprendre mes billes, Denteler ma peine, relever le défi, Tenir pour ma fille et pour moi­même : Peindre, écrire Peindre écrire.
Retour Toujours le ciel plus grand de nuages, Ce grand plat vert, parfois ocre Une main happe en arrière le train Qui m’aspire vers Paris, de nouveau. Et je goûte Entre deux hoquets Au bonheur.
Je voudrais USER Tes contours du plat de ma main, Glisser partout l’idéal qui se terre en toi Et quoi, et quoi d’autre encore ? Fatiguer notre mésestime et la craquer La claquer, La porte sur le mal­être ne plus Murer le destin avec des briques d’angoisse. Ne plus Devoir apprendre la solitude Mais la savoir déjà toute, la goûter à petites lapes, La cueillir, Comme une amie. Et quoi, et quoi d’autre ? Ouvrir les mains, laisser fuir le temps et passer le vide, Nous regarder vraiment, baisser la garde ; Oser la rime et le sourire.
Le soir. Ma rue, comme une rue d’un souk un peu plus loin... Alger ou ailleurs. Les bruits dans le chaud, les cris d’enfants, les langues qui pétaradent, qui roucoulent ou qui raclent. Alger ou ailleurs... De la fatigue. Mais c’est comme un don. Savourer les moments. Se résoudre, une fois de plus, comme une fatalité. Du moins une nécessité. Mais me préserver ? j’en ai marre. Envie de couler encore dans l’eau tiède des mots, mon corps­encre. Je me sens comme dans un vêtement mal ajusté, cette fois, dans ces parties de mes moments. Gênée. Mais résolue au calme. A la douceur, aussi. Ce soir j’aurais envie de témoignages amis.
Peindre, écrire. Peindre écrire. Avec du café, de la terre, de la cendre, du ciment... Peindre écrire j'ai pris le temps De couper les fils, d'aimer Outre­Océan, De semer l'akène, fruit indéhiscent à l'unique graine Peindre, écrire... Mais ce faisant, j'ai perdu le sens, j'ai vu pourrir nos sentiments Piégée dans un rôle, j'ai piétiné mon cerf­volant ; me suis enterrée de silence. Ne plus peindre, ne plus écrire SILENCE SILENCE Dans le trou retrouver souffle Forer le tunnel de secours, M'arracher ! Lâcher la bride, lâcher la haine, reprendre mes billes, Denteler ma peine, relever le défi, Tenir pour ma fille et pour moi­même : Peindre, écrire Peindre écrire.
Le soir. Ma rue, comme une rue d’un souk un peu plus loin... Alger ou ailleurs. Les bruits dans le chaud, les cris d’enfants, les langues qui pétaradent, qui roucoulent ou qui raclent. Alger ou ailleurs... De la fatigue. Mais c’est comme un don. Savourer les moments. Se résoudre, une fois de plus, comme une fatalité. Du moins une nécessité. Mais me préserver ? j’en ai marre. Envie de couler encore dans l’eau tiède des mots, mon corps­encre. Je me sens comme dans un vêtement mal ajusté, cette fois, dans ces parties de mes moments. Gênée. Mais résolue au calme. A la douceur, aussi. Ce soir j’aurais envie de témoignages amis.